eu niou weurd iz born…

entré depuis un certain temps dans le langage courant, certes plus journalistique que quotidien (quoique), "people" désigne les célébrités qui font la fortune des journaux à scandales, même si cette gloire est éphémère ou imméritée. alors pourquoi ne pas dire "célébrité"? mystery and ball of gum. parce que, encore une fois, ça sonne plus cool en anglais? je ne vois que cette explication. lorsqu’un mot anglais (ou étranger) recouvre une réalité différente, voire intraduisible, je veux bien. mais là… le mot a même été francisé en "pipol". et avec ce néologisme barbare est né la notion de "pipolisation" qui, si elle s’accompagne parfois encore de guillemets, a bel et bien envahi la presse, surtout française. pour le coup, "pipolisation" désigne par exemple une réalité qui, elle, n’existait pas vraiment jusqu’à ce que sarkozy, sous prétexte de rupture, se livre à un mélange des genres en introduisant dans la conduite des affaires de l’état un comportement de célébrité. et nous, pauvres électeurs de base, d’assister impuissants à "la pipolisation de la vie politique". en bons puristes, on peut s’en offusquer, boycotter le mot, faire la moue (c’est toujours mieux que la guew, vous me direz), mais force est de constater que la langue évolue au gré des emprunts, même si c’est parfois (souvent?) vers l’appauvrissement, et au mépris des locuteurs natifs attachés à leur langue. quoi qu’il en soit, ce néologisme imposé, né d’une actualité imposée, n’est ma foi, and i hate to say that,  pas trop mal trouvé.