le musée des confluences à lyon


on pourrait la croire signée frank gehry, tant le verre et le métal se perdent dans des courbes entremêlées à l’infini, tant le geste y est libre et la ligne droite absente. que nenni. on doit l’architecture du musée des confluences à l’agence autrichienne…

coop himmelb(l)au, qui a voulu suggérer, par un trait apparemment affranchi de la géométrie, la diversité des connaissances et la pluralité des vocations. le bâtiment se compose de trois unités: le socle – base en béton semi-enterrée comprenant notamment deux auditoriums -, le cristal – réalisé en verre et dédié à l’entrée et à la circulation des visiteurs – et le nuage – comportant quatre niveaux avec notamment neuf salles d’exposition. un jardin prolonge l’ensemble à la confluence du rhône et de la saône, et propose des zones de repos et de promenade. voilà pour la situation.

on ne peut pas parler du musée sans évoquer lumière! le cinéma inventé, la magnifique – je dirais presque magique – exposition temporaire proposée jusqu’au 25 février 2018. et quelle ville plus appropriée que lyon pour (re)découvrir la saga industrielle de cette famille partie de rien qui inventa, non pas le cinéma, mais le moyen de le diffuser. entre autres. l’exposition est d’ailleurs la même que celle que j’avais vue au grand-palais à paris en 2015 (v. sur mon blog cinécure ici). un vrai bonheur.

appareil de prises de vues 360°

étui à caméra

le musée propose en outre des expos temporaires passionnantes: venenum, un monde empoisonné, consacré au poison et à son histoire, jusqu’au 13 avril 2018; carnets de collections, présentant les trésors des patrimoines scientifique et culturel de la france, jusqu’au 9 septembre 2018; touaregs, sur la vie, l’artisanat, la culture de ce peuple nomade du sahara, jusqu’au 4 novembre 2018; hugo pratt, qui commencera en avril 2018 pour se terminer en mars 2019.

un très très beau moment de découverte et d’émerveillement…

et pendant que vous y êtes, ne manquez pas de vous promener sur le quai rambaud tout proche où vous pourrez voir les deux superbes bâtiments, l’un vert (abritant la chaîne tv euronews), l’autre orange, et déjeuner dans l’un des restos branchés au bord de l’eau.

pour y aller, notamment depuis genève, c’est facile: descendez à lyon perrache, puis prenez le tram t1 (3 arrêts jusqu’à l’arrêt musée des confluences). achetez un billet coupe-file sur le net, ça vous évitera de faire la queue, arrivez à l’ouverture (de 10h les samedi-dimanche ou 11h les autres jours à 19h tous les jours, sauf jeudi, 22h) et prévoyez la journée.