les passages insolites et mystérieux, paris

14 passages en tout, du métro château d’eau au métro étienne marcel, sur l’axe rue du faubourg saint-denis, puis rue saint-denis, avec…

… des crochets à droite et à gauche sur le boulevard de strasbourg, puis, dans le prolongement, celui de sébastopol.

passage du désir. en sortant du métro château d’eau, stressés par l’atmosphère électrique de la faune locale, on n’a pas trop traîné. fermé par des grilles (on s’est rendu compte par la suite qu’il suffisait d’appuyer sur n’importe quel bouton pour ouvrir la grille, mais on a eu la flemme de retourner, lol), le passage a tiré son nom d’un hôtel de passe.

petit détour par le 39 de la rue du château d’eau où se trouve la maison la plus étroite de paris: 1,20 m de large sur 5 m de haut. anciennement un passage bouché par cet “immeuble” pour cause de querelles d’héritage…


passage du marché saint-martin.
du nom de l’ancien marché qui se tenait là dans les années 1880. passage à l’air libre qui permettait de regagner le faubourg plus rapidement.


passage brady.
du nom de son propriétaire, qui fit ouvrir la voie en 1828. coupé en deux par le percement du boulevard de strasbourg, les deux segments sont radicalement différents, le premier à ciel ouvert avec restaurant et boutiques de déguisements, le second couvert et surnommé le little india parisien.

mdr. le brice de nice n’est pas mal…


passage de l’industrie.
ouvert en 1827, il a été transformé en rue gustave-goublier en 1936 et les ateliers abritent aujourd’hui des grossistes pour salons de coiffure.



passage du prado. ouvert en 1785 et rebaptisé en 1930 par un amoureux du musée madrilène. sa déco est faite de la technique dite de carton-pierre, mélange de sable et de carton sur armature de fer, qui lui confère un aspect vaguement art déco. des coiffeurs pakistanais et africains proposent des coupes à des prix défiant toute concurrence. seul problème: il règne dans le passage une odeur à faire fuir tout visiteur, sauf apparemment les autochtones…



en sortant du passage du prado, on emprunte le boulevard de bonne nouvelle pour se rendre, par la rue beauregard, à la rue la plus courte de paris, la rue des degrés, qui n’est constituée que d’un escalier et qui doit bien faire 3,5 m…


passage sainte-foy. biscornu, à deux niveaux, du fait que c’est une ancienne défense du rempart de charles v, tantôt couvert, tantôt à l’air libre, ce passage ne mnque pas de charme.



passage lemoine.
date du 17e siècle, pas linéaire.


passage des dames-de-saint-chamond. ce passage précède une grande cour avec hôtel 18e.

passage du caire. construit en 1798 sur l’emplacement de la cour des miracles, lieu célèbre au moyen-âge où squattaient filles de joie, mendiants, pickpockets (les vendangeurs de costes) et autres vrais et faux estropiés. la place fut vidée en 24h par une policier efficace, après quoi les habitants du quartier s’écrièrent “bonne nouvelle!”, exclamation qui donna son nom au quartier. le passage est dû à bonaparte, rentré de sa campagne d’égypte et fasciné par les souks du caire. c’est le passage le plus long de paris, avec trois galeries et des décorations très couleur locale.




passage de ponceau. le passage tient son nom d’un petit pont qui couvrait un égout à ciel ouvert au-dessus de la rue saint-denis. on y trouve fringues et fast-foods casher.

trop facile, le jeu de mots…


passage basfour. l’endroit existait déjà au moyen-âge et prit ce nom à cause des fours qui fonctionnaient dans le secteur. il accueillit aussi les dépouilles des protestants, entre 15776 et 1685, année de la révocation de l’édit de nantes.


passage de la trinité. ouvert en 1827, il corresponda à l’entrée de l’hôpital de la trinité et de son cimetière. l’un des seuls à isposer d’un décrochement, il possède également un ruisseau axial.


passage du bourg-l’abbé. verrière et baromètre, flanqué de deux statues symbolisant l’artisanat et la petite industrie, ce passage est plein de vieilles boutiques non dénuées de charme.




passage du grand-cerf. jusqu’à la révolution, c’était une ruelle qui aboutissait à l’hôtellerie du grand cerf, d’oû partaient les diligences pour l’est de la france. elle sera couverte et transformée en passage en 1835. avec sa grande verrière et ses plafonds immenses, ses passerelles et ses ferronneries, ainsi que ses boutiques d’artisans, d’antiquités et de bijoux, c’est le moins représentatif mais aussi le plus beau de tous les passages du parcours…