petit abécédaire de voyage – new york city 2017

a comme abercrombie & fitch, (pas que) sur la 5e
l’enseigne a (un tout petit peu) changé de concept. fini les gravures de mode qui vous accueillent torse nu en tongs avec leurs plaques de chocolat non fondu, bye-bye les girls légèrement anorexiques (mal) payées pour danser au son d’une musique assourdissante, loin l’ambiance quasi sépulcrale question éclairage, terminé les haies d’honneur façon club med (avec applaudissements nourris et remarques du type “he bought something!) quand vous sortez de la boutique avec un sac. même l’odeur si caractéristique de l’eau de toilette fierce a déserté l’approche des boutiques (et les sacs de vêtements que vous venez d’acheter). désormais, les vitrines sont visibles et la musique ne terrorise plus les tympans. si la stratégie est de donner à la marque un air plus “adulte” (ce qui la démarquerait enfin de sa soeur, la très adolescente et très côte ouest hollister), c’est raté car les lignes restent désespérément les mêmes. peut-être plus pour longtemps car les deux boutiques visitées (5e et southsea street) proposaient jusqu’à 60% de réduction sur tout le magasin.

b comme burp castle, 41 e 7e.

“we are the temple of beer worship”, avertit le site internet de ce bar au nom explicite sis en plein dans east village. la carte a de quoi satisfaire les vrais amateurs, dont je ne fais malheureusement pas partie, pour raisons médicales, même si j’aime la bière…

b comme bus

je n’apprendrai à personne que le bus reste le moyen sinon le plus sympa du moins le plus pratique pour visiter une ville – new york ne faisant pas exception – ou juste pour aller d’un point à un autre non desservi par le métro, en l’occurrence pour traverser manhattan d’est en ouest ou vice-versa. il faut savoir qu’ici les bus (comme les métros d’ailleurs) sont de deux types: les “normaux”, qui font halte à tous les arrêts, et les express, indiqués “+select”, qui ne font pas halte à tous les arrêts. quelle ne fut pas notre surprise la première fois quand nous constatâmes que le bus ne s’arrêtait pas malgré nos demandes répétées… lol. nous étions montés dans un +select sans le savoir. à propos de demande, si la plupart des bus sont équipés de boutons (jusque-là rien de spécial), certains ajoutent aussi des cordons jaunes qui courent le long des fenêtres et sur lesquels on tire pour demander l’arrêt. les portes arrières, par lesquels on sort (“please exit through the rear door“), ne sont pas automatiques: elles sont équipées de bandes jaunes qu’il faut pousser ou toucher pour les ouvrir. tout un micmac. de plus, certains arrêts sont équipés de machines, d’autres pas. même si vous possédez une carte illimitée, il vous faut prendre un ticket à l’une de ces machines. pour cela, il suffit d’appuyer sur le bouton et d’insérer sa carte (v. c comme contacts avec les autochtones). juste au cas où vous seriez contrôlé dans le bus, ce qui n’arrive bien sûr jamais.

c comme cats au neil simon theater

créé en 1978 d’après l’oeuvre du poète t. s. eliot (the old possum’s book of practical cats), ce musical mondialement célèbre faisait partie de ceux que je voulais voir. heureuse coïncidence, il se donne à broadway en ce moment, au 250 w 52e (à un pas et demi de gallagher’s, le célèbre restaurant de viande). ni une ni deux, hop! billets réservés. $185 pour 2. pas trop cher pour new york, même s’il ne faut pas s’attendre, pour ce prix-là, à des places orchestre. heureusement, les nôtres nous permettaient tout de même d’avoir une bonne vue de la scène. ce qui m’étonne toujours, dans ces spectacles broadwaysiens, c’est le professionnalisme des performers. ils dansent bien, chantent bien, jouent bien. les chorégraphies sont impeccables. à l’américaine, quoi. le spectacle est très agréable, même si la musique est très rock et sans réelle mélodie mémorable. sauf la chanson memory, celle qui fait la renommée de cats – aussi parce que barbra streisand et céline dion, notamment, l’ont également chantée -, et qui est interprétée plusieurs fois au cours de la représentation. avec le roi lion, le fantôme de l’opéra, mamma mia!, chicago ou west side story, cats fait partie des musicals à voir absolument à broadway…

c comme coney island, les vendredis soirs d’été.

c’était la deuxième fois que nous allions à coney island en fin de journée, pour assister au feu d’artifice, traditionnel l’été les vendredis soirs, pour regoûter au fameux hotdogs et hambugers de chez nathan’s (les plus réputés et les plus anciens des états-unis), mais aussi pour voir le petit phare de seagate, à l’extrémité ouest de l’île. arrivés au terminus de la ligne Q, en face de coney island beach, nous avons pris un bus censé nous faire parcourir sans encombre les six kilomètres qui nous séparaient du lieu de notre convoitise. arrivés aux abords du quartier de seagate, surprise, une grande grille nous accueille. 2e surprise, elle semble s’étendre tout au long du quartier. pourtant, l’autre côté ne semble pas huppé au point d’être protégé par des grilles, surmontées qui plus est de barbelés. 3e surprise: l’accès au quartier est interdit, le flic posté au portail nous en avise gentiment mais fermement. dont acte. bonjour les kils pour rien. tintin le phare. consolation: on a vu autre chose de coney island que sa plage, son boardwalk,ses hot-dogs nathan’s et son luna-park. et c’est déjà pas mal…

c comme contacts avec les autochtones
à un arrêt de bus, un vieux monsieur élégant propose de nous aider à acheter notre ticket (alors que nous n’avions pas besoin d’aide) mais s’énerve quand il constate que nous ne sommes pas assez rapides pour prendre le ticket (press the button and insert your card… PRESS THE BUTTON AND INSERT YOUR CARD!!!!!!). fou rire post-stress inutile…

arrivés à boston, nous prenons le taxi pour nous rendre à notre hôtel. le chauffeur ne répond pas à mon “hello!” et continue de manger. pas de réponse non plus quand je lui indique l’adresse. à mi-chemin, il reste derrière une voiture qui attend pour tourner à gauche (alors qu’il peut très bien tourner son petit volant et contourner ladite voiture). et quand la voiture tourne enfin, il lui lance un “fucking asshole!”. il y a des jours sans, dans la vie de pauvres gens. cela dit, pauvre ou pas, celui-là était vraiment à gifler…

à notre hôtel, à boston, il y avait une femme de ménage qui devait se sentir très seule et avait un besoin apparemment urgent de parler à quelqu’un. les deux matins où nous l’avons croisée dans le couloir, elle me fit un peu sursauter avec ses “goude morrrning” prononcés d’une voix caverneuse avec un accent russe. gentille mais avec son physique, disons pas facile, elle me faisait un peu penser à boris karloff

à l’aéroport de buffalo, en rentrant à new york, un douanier vérifie le passeport de ma femme. voyant qu’elle est suisse, il lui dit que sa soeur vit à fribourg…

à sleepy hollow, alors que, assis sur un banc au bord d’une nationale en face du cimetière, nous attendons le bus (qui ne passera que dans 50 minutes, il n’y en a qu’un par heure), un jeune homme vient nous demander, en nous tendant des lunettes en carton, si on a vu l’éclipse solaire. je lui réponds que nous ne savions même pas qu’il y en avait une. ni une ni deux, nous nous levons et allons mirer l’astre, lesdites lunettes sur nos nazes…

f comme feux d’artifice

cette année, on a été gâté. sur trois feux américains (en plus des deux genevois) – niagara, coney island et boston -, le premier et le dernier étaient des surprises. ce qui nous a permis de constater que 1. les américains réagissent comme nous à la belle bleue et à la belle rouge, que 2. ils ne sont de loin pas à la traîne côté fééries pyrotechniques et que 3. il y a des tendances dans les feux d’artifice d’une année sur l’autre, que ce soit à genève, à new york ou à boston. exemple, cette année, c’étaient les smileys et les coeurs… 🙂

g comme gantry state park, à long island city

l’endroit vaut vraiment le détour, pour ses deux anciens quais de déchargement surmontés de panneaux “long island”, pour son enseigne lumineuse “pepsi-cola” géante et aussi pour son parcours végétalisé longeant le fleuve. bordés de gratte-ciel locatifs et de restos branchés, les anciens docks réaménagés sont pleins comme un oeuf le soir venu, de riverains se prélassant un livre à la main sur les bancs ergonomiques placés face à l’east river, mais aussi de touristes venus admirer le coucher de soleil sur la skyline de manhattan…

h comme “how ‘you doin’?”
les new yorkais ne vous accueillent jamais d’un simple “hi”, “good morning” ou “hello”, mais accompagnent toujours leur salut d’un “how you doin’?” (pour “how are you doing?”) ou “how are you today?”. la question, plus rhétorique qu’autre chose, n’est pas destinée à engager une conversation sur votre état de santé ou vos états d’âme du moment. elle procède d’une approche toute new yorkaise (en général commerciale) qui consiste à se montrer poli et accessoirement établir le contact. la réponse adéquate est donc “hi/hello, great/good, thank you!”. certains sont très, et même agréablement, surpris, tellement ils ne sont pas habitués à ce qu’on s’intéresse à eux, si vous leur répondez “hi, i’m good, how are you?”.

n comme noguchi museum, queens

dans le queens, sur vernon blvd, non loin du socrates sculpture park et en face du temple de la surconsommation ricaine hors norme, j’ai nommé costco, se trouve une maison que le sculpteur-designer américano-japonais disparu fin 1988 fit construire pour exposer ses oeuvres (il est vrai qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même). ainsi jonchent-elles le sol et parsèment-elles le jardin et la maison d’un étage comme autant de meubles en marbre, bois, granit et pierre. malgré l’indéniable sensualité des matériaux et de certaines formes, son art ne m’a pas spécialement parlé, mais la maison triangulaire et son jardin sont un vrai havre de paix…

o comme old croton aqueduct

à trente-sept minutes en train (parfois plus, c’est selon) au nord de new york city, dans l’état de new york mais dans le comté de westchester, se trouve la petite ville de sleepy hollow. rings a bell? oeuf corse, aurait dit napoléon, elle est célèbre pour sa légende du cavalier sans tête, roman signé d’un certain washington irving, qui vécut de 1783 à 1859, dont l’histoire n’a pas vraiment retenu le nom, mais qui a pourtant été, dans le désordre, mentor d’edgar allan poe, ambassadeur des états-unis en espagne et inventeur du surnom gotham city pour new york city, dont bob kane et bill finger s’empareront dès les années 1940 pour créer le monde semi-imaginaire de leur personnage: batman. mais revenons à nos moutons. le nord de cette charmante et bourgeoise bourgade est traversé par un chemin de randonnée de 42 km qui s’étend de yonkers, au nord de manhattan, à ossining, au nord de sleepy hollow. réputé facile, le chemin ouvert en 1968 suit le parcours de l’ancien aqueduc qui approvionna en eau, de 1842 à 1965, la ville de new york dans des réservoirs hors-sols situés à l’emplacement actuel de la bibliothèque municipale et de central park. à certains endroits, le chemin rejoint l’ancien tunnel qu’on peut encore visiter. à intervalles réguliers, on peut voir les anciennes cheminées de ventilation. très sympa. un jour peut-être on le fera en entier…

p comme paul’s da burger joint
le problème, ce n’est pas les burgers, qui sont à la hauteur de leur réputation: bons et créatifs. le problème, c’est le service. deux des trois mecs étaient de vraies têtes de cons. et je suis poli. et évidemment, ces faux-culs sont tout sourires avec les femmes. un gros con vient vous marmoner quelque chose qu’évidemment vous ne comprenez pas, vous lui commandez vos burgers. deux minutes plus tard, un second serveur vient prendre votre commande. vous lui dites que c’est déjà fait, il vous explique que le gros con (il n’a pas employé ce mot) n’est là que pour les boissons. et le gros con de revenir deux minutes plus tard pour vous jeter vos boissons sur la table sans un mot. sans compter le mec du comptoir à qui vous payez la facture et qui ne vous adresse pas la parole et encore moins un semblant de sourire. et avec ça, ça a le culot de parsemer les murs de messages du type “si vous n’êtes pas sympa, on augmentera la facture de 10 dollars”. appliquez donc ce beau principe à vous-mêmes. heureusement, le troisième mec, celui qui nous servait, était à peu près souriant, presque gêné de l’attitude de ses collègues. quoi qu’il en soit, préférez bareburger, dont les adresses ne manquent pas sur manhattan (251 e 52e & 2e, 514 3e, 85 2e, 535 laguardia pl, etc.), et qui a sinon meilleure du moins la même réputation.

p comme pont rfk

nom officiel du triborough bridge (v. t comme triborough bridge). au nord-est de manhattan, au niveau de la 126e rue, ce pont relie east harlem au queens, surplombe randalls et wards island, et aboutit côté queens à astoria blvd, non loin du socrates sculpture park.

p comme prospect park, brooklyn, le dimanche.

prospect park est à brooklyn ce que central park est à mahattan, bien que beaucoup moins grand. mais, même s’il ne peut rivaliser en taille, le traverser du nord au sud prend un temps fou. et nous n’en avons fait que la moitié à peine. ah, les distances américaines… moi qui pensais que ce serait plat et dégagé: mélange de vallons, de forêts, de lac et d’espaces dégagés et néanmoins gazonnés. j’aime les surprises. il fait chaud mais la brise apporte cette douceur de vivre toute dominicale. ici des familles groupées discutent debout, là des jeunes disputent âprement une partie de rugby, à gauche des lecteurs lisent, leur vélo couché comme eux, à droite des communautés entières se montrent solidaires autour de quelques saucisses. tout droit, armés de gants de baseball, un père joue avec son fils à se lancer des balles en bois gainées de cuir. typique. partout ça sent la grillade et l’atmosphère est bon enfant. on se croirait à bagatelle. ou à central park. ou à hyde park… et tandis que la vie brooklynienne se déploie, paisible, devant nous, nous savourons, dans notre bento à deux étages, un repas simple mais délicieux, préparé avec amour et talent…

q comme queensbridge park

comme tous les parcs de new york et d’ailleurs, il est rempli le dimanche venu de familles et de leur progéniture. l’intérêt du queensbridge, qui longe l’east river et qui n’est pas spécialement petit, est qu’il est situé au pied du ed koch queensboro bridge. et qu’on se croirait dans un film, tant la vue est à la fois familière et spectaculaire…

r comme randalls et wards island

je pensais découvrir une autre roosevelt island. déception. l’île (autrefois composée de deux îles – la randalls au nord et la wards au sud – séparées par une rivière, la little hell gate, aujourd’hui comblée) est réservée aux terrains de sport et à un hôpital psychiatrique pudiquement baptisé refuge pour hommes. l’endroit, accessible à hauteur d’east harlem (126e) par des bus peuplés d’infirmières, de gamins avec des ballons et de mecs crados-chelous, est surplombé du pont rfk (robert, le frère), donc bruyant et pas vraiment sympa. population actuelle: 1200 habitants. si comme moi tu es touriste, passe ton chemin…

r comme roosevelt island

voilà une petite île intéressante. roosevelt est son cinquième nom. elle s’est en effet appelée minnahanock avant la colonisation, puis manning’s island de 1666 à 1686, puis blackwell island de 1686 à 1921, puis wellfare island de 1921 à 1973, et enfin roosevelt island en l’honneur du feu président américain. son accès est un peu particulier: en voiture depuis le queens par le roosevelt island bridge, en métro par la ligne F et en téléphérique, vers et depuis la 60e rue, mais seulement côté manhattan. elle est traversée par le ed koch queensboro bridge sans qu’il la desserve. très étroite – 240 m seulement – mais très longue – 3 km -, elle longe cinq quartiers de manhattan: turtle bay, où se trouvent les nations unies au sud, puis, en remontant, sutton place, lenox hill, upper east side et enfin yorkville. à son extrémité nord se trouve le petit phare de blackwell (1872) et l’ancien hôpital psychiatrique – l’octagon – (1837-1890), et à l’extrémité sud, le four freedom park, dédié à FDR, d’où l’on a une vue spectaculaire de manhattan à droite et du queens à gauche. au milieu, 10 000 habitants environ se partagent des appartements tranquilles et des commerces tendance. à visiter, ne serait-ce que pour le retour sur manhattan en téléphérique et bien sûr la vue sur la skyline…

s comme socrates sculpture park, queens, le dimanche.

je l’imaginais plus grand, plus “américain” en somme, il est tout petit, comparé au prospect park de brooklyn, mais il n’en est pas moins rempli de badauds prompts à s’affaler tels des larves avides d’un repos bien mérité après une semaine laborieuse dans leur usine à soie. l’intérêt du socrates est dans son nom: il expose à l’air libre et au vu (plutôt au toucher) de tous des sculptures d’artistes. en l’occurrence des oeuvres de l’artiste jamaicain basé à new york nari ward sur le thème du mouton. nari ward, qui était aussi exposé, coïncidence, à l’institute of contemporary art de boston (que nous avons visité quelques jours plus tard), est connu pour détourner des matériaux de récupération pour alimenter son discours et nourrir notre oeil critique.

s comme sleepy hollow

le “val endormi” jouxte tarrytown, où vous arrivez depuis new york city. nous avons été surpris que la commune ne tire pas davantage profit du film et de la série que le roman (la légende du cavalier sans tête) a suscités. probablement parce qu’il n’ont peut-être jamais été tournés dans cette paisible et bourgeoise bourgade au bord de l’hudson. faites un tour au (gigantesque) cimetière, vous verrez les tombes, caveaux et autre mausolées d’un certain nombre de personnages célèbres, au premier rang desquels washington irving, auteur de l’oeuvre précitée, mais également andrew carnegie, parti de rien et d’écosse avec sa famille à l’âge de 13 ans pour devenir magnat de la sidérurgie en à peine 15 ans, elizabeth arden ou william rockefeller, fondateur de la dynastie, dont on peut par ailleurs visiter, non pas le mausolée mais la demeure (kykuit, prononcer kaïkit) non loin du cimetière. sauf qu’elle est fermée le lundi et que nous y étions… un lundi. à part ça, la ville est très agréable et très pentue, prévoyez donc de bonnes chaussures de marche et de quoi vous désaltérer, surtout si, comme nous, vous la visitez en plein cagnard.

t comme titanic memorial lighthouse, à l’angle de fulton et de pearl streets.

comme son nom l’indique, ce petit phare (18 m de haut) a été érigé en 1913 à la mémoire des victimes du titanic. sa particularité est que, de 1915 à 1967, sa petite boule descendait chaque jour pour indiquer aux bateaux amarrés dans le port qu’il était midi et que pour ce faire, son mécanisme était actionné par signal télégraphique depuis washington dc.

t comme triborough bridge (cf. p comme pont rfk)

en fait, il s’agit d’un complexe composé de trois ponts reliant le queens, le bronx et manhattan, et traversant deux îles – wards et randalls island – qui n’en forment plus qu’une seule depuis le comblement de la little hell gate river. ils font partie des ponts les moins connus et les moins glam de new york, probablement à cause de leur emplacement. et c’est vrai que l’endroit n’est pas vraiment de ceux où l’on s’attarde…

w comme wright au moma

je suis fan de frank lloyd wright, de ses traits, de son génie et de ses traits de génie. l’homme était paraît-il exécrable avec ses collaborateurs. il connut la gloire et le désert, mais il construisit des oeuvres d’art qui font, aujourd’hui encore, figure de référence… l’exposition se tient au moma (11 w 53e) jusqu’en octobre. elle propose au visiteur des centaines de dessins, photos, interviews, plans d’architectes et autres maquettes restaurées. un pur régal. si vous allez à new york et que vous n’avez le temps que pour une seule expo, c’est celle-là qu’il vous faut voir. en plus, les vendredis après-midi, de 16h à 20h, c’est gratuit…