présidentielles françaises 2

quel beau discours tous azimuts! fraternité, humanisme, libéralisme (pour ce dernier, on peut le croire sur parole). et je veux être le président de TOUS les français par-ci, et je veux instaurer un esprit fraternel par-là, et je veux rétablir l’autorité, le travail, les valeurs… fédérateur, sarkozy? en tout cas hier, il y a au moins 17 millions de français qui n’ont pas trouvé. la preuve, parmi les « fans » (des gens qui scandent le prénom d’un homme politique ne peuvent pas s’appeler autrement), il y avait davantage de jeunes du 7e arrondissement que de pantin, davantage de cadres que d’ouvriers. on attend avec impatience…

… l’après-16 mai, date à laquelle nicolas sarkozy sera officiellement investi et recevra de jacques chirac les clés de l’élysée. et devra donc d’une part appliquer ses promesses et d’autre part convaincre par les actions qu’il a tant pronées une france qui n’attend que ça pour protester (ç’aurait été exactement pareil avec royal, du reste). une chose que l’on remarque cependant, c’est la forme (plus que le fond). 1. les militants, tout comme les candidats, l’un entraînant forcément l’autre, ont rajeuni, et cette nouvelle génération a donné un souffle nouveau à l’approche de la campagne. 2. l’attitude des français à l’égard de la politique: on a noté un rassemblement sans précédent autour des deux responsables (valeurs ou image?). en mettant en avant fabius, strauss-kahn et autres chevènement, le ps serait allé à une défaite bien plus cuisante que celle d’hier. les français, et les partis politiques, ont retenu la leçon, et c’est tant mieux. 3. conséquence du 2. le taux d’abstention n’a jamais été aussi bas. signe du retour de l’intérêt, ou de l’implication, des français pour la chose politique? se pourrait-il que le français se soit de nouveau passionné pour le débat d’idées ou n’a-t-il été séduit que par l’image que les candidats lui renvoyaient.

quoi qu’il en soit, voici comment un observateur extérieur serait tenté de voir les choses pour les années à venir: après les belles promesses électoral(ist)es de la campagne 2007, auxquelles les français ont eu envie de croire, plus qu’ils n’y ont vraiment cru, ils ont été déçus. forcément. très vite, ils sont descendus dans la rue, ont protesté, ont réclamé le départ d’un gouvernement dépassé par la grogne et la violence. la situation a empiré et le contexte social et économique est vite devenu catastrophique. l’opposition, bien sûr, en fait ses choux gras, si bien qu’à la veille des élections présidentielles de 2012, nicolas sarkozy est honni et décrié depuis longtemps. comme toujours, et de façon récurrente, les français veulent du changement. la gauche gagne les élections, ségolène royal accède enfin aux fonctions suprêmes, talonnée par un françois bayrou décidément éternel second (le pen est mort depuis 2 ans et sa fille est loin de faire l’unanimité). après les belles promesses électoral(ist)es de la campagne 2012, auxquelles les français ont eu envie de croire, plus qu’ils n’y ont vraiment cru, ils sont déçus. forcément. l’avènement de la 6e république, la réforme des institutions, les efforts faits pour une réduction de l’endettement record de la france et une meilleure intégration des banlieues ne changeront rien. les français descendent quand même dans la rue pour protester et réclamer le départ d’un gouvernement dépassé par la grogne et la violence. l’opposition, c’est-à-dire la droite, en fait ses choux gras. à la veille des élections présidentielles de 2017, ségolène royal est déclarée incompétente depuis longtemps. comme toujours, et de façon récurrente, les français veulent du changement… ils sont comme ça, les français. jamais contents, mais prêts à l’être, mais jamais contents…