la météo est en crise, elle aussi…

au secours, même la météo se détraque! vous me direz, le phénomène n’est pas nouveau. mais là il prend des proportions inquiétantes. on vous prévoit du beau temps pour le week-end et hop, il a fait super-moche. par contre, on vous assure qu’il fera moche dès le lundi (pour la reprise du boulot, donc), et chla, il fait un temps splendide. bon, froid, à cause de la bise, mais splendide. du coup on ne sait plus à quel saint se vouer (ou à quel sein, comme dirait un nourrisson de mes amis). je ne sais pas. la crise financière mondiale aurait-elle finalement des répercussions insoupçonnées sur le climat (parano, moi?)? encore une chose que les observateurs n’avaient pas prévue. j’en viens à me demander si, au fond, les météorologues n’auraient pas conclu, dans le secret le plus total, un partenariat étroit avec les analystes financiers pour ne plus RIEN savoir prévoir. si ça se trouve, ils utilisent les mêmes outils et spéculent sur le temps qu’il va faire. un mécanisme économique au service de la "couleur du ciel" (comme on dit à la télé), somme toute: certes, une forte croissance de l’offre de beau temps entraîne automatiquement une satisfaction de la demande, mais une forte croissance de la demande en beau temps comporte toujours le risque que l’offre s’effondre. ainsi, à force de crier sur tous les toits qu’il va faire beau, que fait le ciel? il nous envoie de la pluie… on a peut-être trop appelé de nos voeux de la chaleur et du soleil ces derniers temps. du coup, les réserves s’amoindrissent, allez savoir… et si on suggérait à l’OMM d’injecter lui aussi quelques centaines de milliards dans le système climatique?